Comprendre ce qui protège vos fichiers
Vos fichiers voyagent.
Leur contenu reste chiffré.
TransferWing cherche à relier directement votre ordinateur à celui de votre destinataire. Si le réseau l’empêche, un relais transmet les blocs chiffrés, sans héberger le fichier.
- Le fichier reste chez vous jusqu’à son envoi. Le destinataire enregistre sa copie sur son propre appareil.
- Les données sont chiffrées avant de quitter l’application. Le relais de transfert ne reçoit pas la clé de déchiffrement dans le fonctionnement prévu.
- Votre lien contient un secret. Partagez-le uniquement avec les bonnes personnes ; ajoutez un mot de passe et une validation manuelle si nécessaire.
- L’expéditeur doit rester en ligne. Ordinateur éveillé, connecté à Internet et TransferWing ouvert jusqu’à la fin du téléchargement.
- La version actuelle est une bêta. Elle n’a pas fait l’objet d’un audit de sécurité indépendant ; aucune protection n’est infaillible.
Description de la version bêta — mise à jour le 6 septembre 2026.
Ce qui se passe pendant un transfert
1. Vous sélectionnez des fichiers et créez un lien
Votre application conserve l’accès aux fichiers sélectionnés. Elle crée un secret aléatoire de 256 bits sur votre appareil, puis un lien contenant ce secret après le caractère « # ». Cette partie du lien, appelée fragment, n’est pas envoyée dans la requête HTTP qui ouvre la page.
Le serveur reçoit l’identifiant du partage, son échéance et une empreinte du jeton permettant de le rejoindre. Le destinataire transmet ce jeton d’accès dérivé lorsqu’il se connecte. Ce jeton est distinct de la clé qui chiffre les fichiers.
Le lien complet est confidentiel : il peut être visible dans l’historique du navigateur, une messagerie ou une extension. Ne le publiez pas et ne l’insérez pas dans un service tiers auquel vous ne faites pas confiance.
2. Les deux appareils établissent une connexion chiffrée
Le serveur aide les appareils à se retrouver. TransferWing tente une connexion WebRTC directe. Selon le réseau, un service de découverte d’adresse peut connaître l’adresse IP et le port utilisés, sans recevoir le contenu des fichiers.
Si la connexion directe ne peut pas s’établir, TransferWing peut utiliser un relais WebSocket sécurisé. Celui-ci transmet les mêmes données déjà chiffrées par l’application. Le transport direct WebRTC bénéficie également de son chiffrement DTLS ; la connexion au site et le relais WebSocket utilisent HTTPS/TLS.
Les deux appareils peuvent connaître leurs adresses réseau respectives lors d’un transfert direct. Le chiffrement du contenu ne rend donc pas le transfert anonyme.
3. Les fichiers sont envoyés par petits blocs
L’application lit et chiffre les fichiers par blocs de 16 Kio. Le destinataire déchiffre les blocs, contrôle leur ordre et confirme leur écriture. Le relais utilise des tampons limités en mémoire : il n’enregistre pas les fichiers transférés sur son disque.
La copie téléchargée occupe de l’espace sur l’appareil du destinataire. Selon le navigateur, l’enregistrement se fait progressivement ou passe par une mémoire tampon locale avec une limite de taille. L’application de bureau utilise un fichier temporaire local avant de finaliser le téléchargement.
Le serveur consomme néanmoins du trafic réseau lorsque le relais est utilisé. Les quotas de relais servent à encadrer ce coût ; ils ne représentent pas un espace de stockage de vos fichiers.
Quel chiffrement est utilisé ?
Le code utilise l’API Web Crypto et AES-GCM avec des clés de 256 bits. Les clés sont dérivées du secret du lien par HKDF avec SHA-256, dans des contextes séparés pour les échanges de connexion et les données. Les clés de données tiennent compte de la session, d’aléas produits par les deux appareils et du sens de communication.
Les blocs de données utilisent des compteurs de séquence et une authentification cryptographique. Un bloc altéré, rejoué ou hors séquence est refusé. Les noms des fichiers, leurs tailles et les demandes de téléchargement circulent eux aussi dans les messages chiffrés entre appareils.
Cette description explique le mécanisme implémenté ; elle ne constitue ni une certification ni la garantie que le logiciel est exempt de défauts.
Que protègent le mot de passe et la validation manuelle ?
Le mot de passe facultatif est vérifié par l’application de l’expéditeur, dans le canal déjà chiffré, avant d’autoriser l’accès aux fichiers. Il ajoute un contrôle d’accès ; il n’est pas la source de la clé de chiffrement du fichier. Communiquez-le, si possible, par un autre moyen que le lien.
La validation manuelle permet à l’expéditeur d’accepter chaque demande. Le nom saisi par le destinataire reste un nom déclaré : il ne prouve pas son identité. Le mot de passe du partage n’est pas une authentification à deux facteurs.
Un destinataire autorisé peut conserver ou retransmettre sa copie. Révoquer un lien empêche de nouveaux accès, mais n’efface pas les fichiers déjà téléchargés.
Quelles informations le service conserve-t-il ?
Les comptes, abonnements, licences, noms d’ordinateurs, empreintes d’appareils et compteurs de quotas sont des données de fonctionnement distinctes des fichiers transférés. La personnalisation d’une page professionnelle peut également être enregistrée et affichée aux visiteurs du lien.
Le serveur traite les identifiants et échéances des partages, les connexions et les volumes relayés. Les adresses IP et certains événements techniques peuvent apparaître dans les journaux d’exploitation, dont la taille est limitée. Le service n’est donc pas « sans données » ou « sans journaux ».
Le contenu des fichiers n’est pas destiné à être stocké sur le serveur. Les échanges chiffrés entre applications transportent les informations sur les fichiers et le nom déclaré du destinataire.
Quelles limites faut-il connaître ?
Le secret est traité par le logiciel installé ou par le code chargé dans votre navigateur. La sécurité dépend donc aussi de l’intégrité de ce logiciel, du site qui le fournit et de vos appareils. Un appareil compromis, une extension malveillante ou une version modifiée du client peut exposer des données malgré le chiffrement du transport.
Fermer l’application, éteindre l’ordinateur, le mettre en veille ou perdre sa connexion interrompt la disponibilité des fichiers. Le serveur ne possède pas de copie permettant de terminer le téléchargement à votre place.
Les licences associent un appareil à un compte et contrôlent les droits côté serveur. Elles ne constituent pas une protection absolue contre un utilisateur qui modifie le logiciel ou son environnement. TransferWing est encore en bêta et doit continuer à être testé et évalué.
Un lien pour partager.
Des explications pour comprendre.